O₂

L’OXYGÉNOTHÉRAPIE

DANS LE TRAITEMENT DES PATHOLOGIES

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Module 1 • Bloc 1

1) LA BRONCHOPNEUMOPATHIE CHRONIQUE OBSTRUCTIVE

La BPCO est une pathologie respiratoire obstructive. Elle se caractérise par le rétrécissement chronique et irréversible du diamètre des bronches. Au fur et à mesure que la pathologie progresse, l’apport d’O₂ vers les alvéoles pulmonaires devient de plus en plus difficile et une hypoxémie, c’est-à-dire un faible taux d’oxygène dans le sang, peut apparaître et progressivement s’aggraver.

Les symptômes principaux sont les essoufflements, ou dyspnées, et une toux chronique avec expectorations. Les malades traversent aussi des périodes d’aggravation des symptômes appelées exacerbations.

L’oxygénothérapie permet de compenser, au moins partiellement, cette hypoxémie en augmentant la fraction en O₂ dans l’air inspiré par le patient. Une canule placée sous le nez, reliée à un réservoir d’oxygène ou à un concentrateur d’O₂, délivre de l’oxygène. L’air inspiré devient ainsi un mélange d’air ambiant et d’oxygène provenant de la canule.

Schéma de la BPCO et des bronches
Illustration du rétrécissement bronchique et des atteintes associées à la BPCO.
Module 1 • Bloc 2

2) L’ALGIE VASCULAIRE DE LA FACE

L’algie vasculaire de la face, ou céphalée en grappe, est une pathologie rare dont les symptômes sont caractéristiques. Pendant une période de 1 à 3 mois, le patient souffre de migraines quotidiennes, généralement à la même heure chaque jour. La douleur, très violente, est unilatérale et toujours du même côté.

Cette crise peut engendrer une agitation excessive et s’accompagner de larmoiements, d’un écoulement nasal et de rougeurs de la face. Cette période de crises quotidiennes est ensuite suivie d’une phase de rémission pouvant durer plusieurs mois, voire plusieurs années.

Sa physiopathologie est mal connue ; cependant, l’oxygénothérapie a prouvé son efficacité en première intention dans le traitement de la crise.

Module 1 • Bloc 3

3) L’HYPERTENSION PULMONAIRE

L’hypertension pulmonaire correspond à une élévation anormale de la pression sanguine au sein de l’artère pulmonaire. Cette hypertension peut causer une fatigue intense, des essoufflements qui surviennent à l’effort et/ou au repos, un gonflement des chevilles et des jambes ou des syncopes.

L’oxygénothérapie permet de réduire l’essoufflement, notamment nocturne, en augmentant les apports en O₂ et de diminuer la pression au sein de l’artère pulmonaire.

Progression de l'hypertension pulmonaire
Schéma illustrant différents niveaux de progression de l’hypertension pulmonaire.
Module 1 • Bloc 4

4) PNEUMOPATHIES INTERSTITIELLES

Les pneumopathies interstitielles sont des pathologies restrictives, appelées ainsi d’après le tissu atteint : l’interstitium. Il s’agit d’un tissu de soutien, élastique, qui entoure les alvéoles.

Dans le cas d’une pneumopathie interstitielle, une inflammation chronique cause la transformation de ce tissu de soutien en tissu cicatriciel, bien moins élastique, ce qui complique les échanges gazeux. La forme la plus courante est la fibrose pulmonaire idiopathique.

Parmi les symptômes, on constate des dyspnées d’effort, souvent accompagnées d’une toux sèche et de crépitements. Ici aussi, l’oxygénothérapie traite essentiellement la dyspnée.

ANSM SOS Oxygène ARS